Visite à Lang Son partie 2

Chi Lang (45 km au S.O. de Lang Son) : Etroit défilé de 10 km de long et 1 km de large, fermé au Nord par la Porte du Diable (Quy Quan Mon) et au Sud par la Porte du Serment (Ngo The), où se sont déroulés de nombreuses batailles entre Vietnamiens et Chinois. Les plus connues sont celles de 981 avec Lê Dài Hành (941-1005) et de 1427 où l’Empereur Lê Loi mit un terme à la seconde occupation chi¬noise après avoir anéanti près de 100.000 soldats ennemis.
Pour protéger leur principauté des invasions chinoises, les usurpateurs Mac (1527-1533) avaient construit une citadelle, connue sous le nom de Chi Lang Cô Thành, dont il reste quelques vestiges. Elle formait la base septentrionale d’une ligne de fortifications (Muraille des Mac) qui avait une direction Nord-Sud, jusqu’à Yên Dung (prov. de Bac Giang) puis Ouest-Est, jusqu’à la mer.
Lang Son (155 km au N.E. de Hanoi) : Ancien chef-lieu (1832-1975) et chef-lieu 1991) de la province de Lang Son. Située sur la rivière Ky Cùng, la ville offre plus un intérêt historique qu’architectural du fait de sa position stratégique à proximité de la frontière chinoise.
En Mars 1885, les Français, venant prendre possession de la citadelle, ont été repoussés par la garnison chinoise qui prétexta ne pas être au courant des termes du Traité de Tiên Tsin. Cette malheureuse affaire B1 l’origine de la chute du gouvernement de J. Ferry.
La ville a été occupée par les Japonais (Septembre-Novembre 1940). Avant de se rendre, le Général Mennerat fit jeter les canons dans la rivière. Par la suite, lors d’une opération de dragage pour recuperer ces armes, on trouva aussi des caisses de piastres mexicaines qui avaient appartenu au corps expéditionnaire français du Général F. de Négrier (1885). Après leur coup de force du 9 Mars 1945, les Japonais y exécutèrent sauvagement les soldats et prisonniers français avant de faire brûler les corps. Ils égorgèrent aussi le Colonel P. Robert dans sa prison, le 12 Mars 1945. Le reste de la garnison, regroupé à Ky Lùa, connut le même sort. Par la suite, les officiers ja¬ponais (le Colonel Shizumé et les Capitaines Imuda et Sakamoto) responsables des massacres furent internés puis fusillés à la prison de Chi Hoà (Saigon).
L’évacuation précipitée et irréfléchie du poste et l’abandon du matériel de guerre (13 canons, 125 mortiers, 940 mitrailleuses, 1.200 fusils- mitrailleurs, 4.000 pistolets-mitrailleurs, 8.000 fusils, des milliers d’obus, 600.000 litres d’essence plus le ravitaillement) par les Français, en Octobre 1950, après le désastre de la R.C. 4, entraînèrent un vent de panique auprès de l’Etat-Major qui voyait déjà le Viêt- Minh déferler sur le Tonkin. L’arrivée du Général J. de Lattre (1889- 1952) rétablit la situation critique. Par la suite, la ville devint un important centre de ravitaillement pour le Viêt-Minh. Le Général H. Navarre (1898-1983) y lança un raid aéroporté sous le commandement du Colonel Ducoumau (Opération “Hirondelle”) (Juillet 1953) et les Français y détruisirent de nombreux dépôts d’armes et de munitions.
La ville a été en partie rasée lors de l’offensive chinoise de Février 1979.

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